AUGUSTUS démontre les résultats d’innocuité favorables d’Eliquis® par rapport aux antagonistes de la vitamine K chez les patients ayant une fibrillation atriale non valvulaire et un syndrome coronarien aigu et/ou une revascularisation coronaire percutanée
AUGUSTUS est l’essai le plus important mené auprès de cette population de patients à risque élevé nécessitant à la fois un traitement anticoagulant et un traitement antiplaquettaire.
[PRINCETON, N.J. & NEW YORK], le 06 mai 2019 – L’Alliance Bristol-Myers Squibb-Pfizer a annoncé lors du récent congrès de l’American College of Cardiology (ACC) les résultats de l’étude de phase 4 AUGUSTUS visant à évaluer Eliquis® (apixaban) versus des antagonistes de la vitamine K (AVK) chez des patients ayant une fibrillation atriale non valvulaire (FANV) et un syndrome coronaire aigu récent (SCA) et/ou une revascularisation coronaire percutanée (RCP). Les résultats montrent que chez les patients qui reçoivent un inhibiteur P2Y12 avec ou sans aspirine (thérapies antiplaquettaires), la proportion de patients présentant des saignements majeurs ou cliniquement significatifs à six mois était significativement inférieure chez ceux traités par Eliquis comparativement à ceux traités avec un AVK (10,5 % contre 14,7 %, respectivement ; rapport de risque [HR] : 0,69, 95 % d’intervalle de confiance [IC] : 0,58-0,81 ; p<0,001). Ces données ont fait l’objet d’une présentation lors de la 68e session scientifique annuelle 2019 de l’American College of Cardiology (ACC) à La Nouvelle-Orléans en Louisiane (abstract 405-08) et sont publiées simultanément dans le New England Journal of Medicine[1].
AUGUSTUS, qui a évalué 4 614 patients, est un essai clinique, prospectif et randomisé, conçu pour évaluer deux hypothèses indépendantes :
- qu'Eliquis 5 mg* deux fois par jour soit ou pas non inférieur ou supérieur aux antagonistes de la vitamine K pour le critère du saignement majeur ou cliniquement significatif, tel que défini par l’International Society on Thrombosis and Haemostasis (ISTH), chez les patients ayant une FANV et un SCA récent et/ou une RCP avec traitement antiplaquettaire concomitant planifié (un inhibiteur P2Y12 avec ou sans aspirine à faible dose) ;
- la supériorité ou pas d’un traitement antiplaquettaire unique avec un inhibiteur P2Y12 par rapport à un traitement antiplaquettaire double avec un inhibiteur P2Y12 et de l’aspirine à faible dose pour le critère du saignement majeur ISTH ou cliniquement significatif chez les patients ayant une FANV et un SCA récent et/ou une RCP avec traitement anticoagulant concomitant planifié (soit Eliquis 5mg* deux fois par jour soit un AVK).
*2,5 mg deux fois par jour si les patients répondent à au moins deux des critères de réduction de dose suivants : âge > 80 ans, poids < 60 kg ou créatinine > 1,5 mg/dL (133 micromoles/L).
Indépendamment de la comparaison entre Eliquis et l’AVK, les résultats ont également montré que chez les patients qui reçoivent un inhibiteur P2Y12 et un anticoagulant, la proportion de patients présentant des saignements majeurs ou cliniquement significatifs à six mois était significativement plus élevée chez ceux recevant l’aspirine que chez ceux recevant le placebo (16,1 % vs 9,0 % respectivement ; HR : 1,89, 95 % IC : 1,59-2,24 ; p<0,001).
« En raison du risque de saignements importants, le traitement des patients ayant une fibrillation atriale non valvulaire et un syndrome coronarien aigu et/ou une revascularisation coronaire percutanée soulève de multiples questions », a déclaré Renato D. Lopes, M.D., M.H.S., Ph.D., directeur, Clinical Events Classification, Duke Clinical Research Institute et principal investigateur de l’étude AUGUSTUS. « Les résultats de cette étude fournissent des informations supplémentaires aux médecins traitant ces patients à haut risque. »
Les chercheurs ont également analysé les critères secondaires composites prédéfinis de décès ou d’hospitalisation et de décès ou d’événements ischémiques (y compris l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral, la thrombose effective ou probable sur endoprothèse ou la revascularisation d’urgence). Après six mois, les patients recevant un inhibiteur P2Y12 avec ou sans aspirine qui ont été traités par Eliquis présentaient des taux de décès ou d’hospitalisation plus faibles (23,5 % vs 27,4 %, respectivement ; HR : 0,83, 95 % IC : 0,74-0,93 ; p=0,002) et des taux similaires de décès ou de manifestations ischémiques (6,7 % vs 7,1 %, respectivement ; HR : 0,93, 95 % IC : 0,75-1,16 ; p=NS) que ceux qui ont reçu un AVK. Les patients ayant reçu un inhibiteur P2Y12 et un anticoagulant qui ont été traités avec de l’aspirine présentaient des taux similaires de décès ou d’hospitalisation (26,2 % vs 24,7 %, respectivement ; HR : 1,08, 95 % IC : 0,96-1,21 ; p=NS) et des taux similaires de décès ou d’ischémie (6,5 % vs 7,3 %, respectivement ; HR : 0,89, 95 % IC : 0,71-1,11) par rapport aux patients ayant reçu un placebo.
« L’étude AUGUSTUS a évalué des schémas antithrombotiques pour les patients, souvent difficiles à traiter, ayant une fibrillation atriale non valvulaire et un syndrome coronarien aigu et/ou une revascularisation coronaire percutanée », a déclaré James Rusnak, M.D., Ph.D., Chief Development Officer, Internal Medicine, Pfizer. « Ces résultats s’ajoutent à ceux d’études antérieures qui ont démontré le profil d’innocuité d’Eliquis par rapport à un antagoniste de la vitamine K chez des patients atteints de fibrillation atriale non valvulaire. »
« L’amélioration des soins pour les patients à risque d’AVC en raison d’une fibrillation atriale non valvulaire est un objectif clé de la BMS-Pfizer Alliance », a déclaré Christoph Koenenen, MD, Head of Cardiovascular Development, Bristol-Myers Squibb. « L’essai AUGUSTUS s’inscrit dans le cadre de notre engagement continu à comprendre l’anticoagulation chez les patients à haut risque. »
Il est à noter qu’Eliquis augmente le risque de saignement par rapport au placebo et peut causer des saignements graves, potentiellement mortels. Consultez ci-dessous les informations de sécurité importantes, y compris les informations tirées de l’essai clinique APPRAISE-2 qui a été interrompu de manière anticipée en raison de taux de saignement plus élevés pour l’apixaban que pour le placebo chez les patients post-SCA sans indication d’anticoagulant oral[2].
À propos d’AUGUSTUS
AUGUSTUS est un essai international multicentrique, randomisé et contrôlé, utilisant un plan factoriel 2 X 2 pour comparer Eliquis (apixaban) à des antagonistes de la vitamine K (AVK) et l’aspirine versus placebo chez 4 614 patients ayant une fibrillation atriale non valvulaire (FANV) et un syndrome coronaire aigu récent (SCA) et/ou une revascularisation coronaire percutanée, avec l’intention de recevoir un inhibiteur P2Y12 pour au moins six mois. Le schéma thérapeutique comparant Eliquis à l’AVK était ouvert. Toutefois, le schéma comparant l’aspirine à son placebo était en double aveugle. L’admissibilité des patients a été évaluée pendant leur hospitalisation pour SCA et/ou RCP. 37,3 % des patients inclus dans l’étude présentaient un SCA avec RCP, 23,9 % des patients avaient un SCA pris en charge médicalement et 38,8 % des patients avaient subi une RCP programmée. Le principal critère est la survenue d’un saignement majeur ou cliniquement significatif tel que défini par l’International Society on Thrombosis and Haemostasis (ISTH)[3]. Un critère secondaire composite associe décès et primo-hospitalisation. D’autres critères secondaires comprennent la combinaison de décès ou d’événements ischémiques (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, thrombose effective ou probable sur endoprothèse ou revascularisation d’urgence). AUGUSTUS a été conçu pour être une étude d’innocuité et ne comprenait pas de critère primaire d’efficacité.
À propos de la fibrillation atriale
La fibrillation atriale est l’arythmie la plus fréquente dans le monde. Elle concernait environ 33 millions de personnes en 2010[4]. On estime qu’environ 20 à 30 % des personnes atteintes de fibrillation atriale présentent également une coronaropathie concomitante [5][6] qui peut entraîner une SCA ou nécessiter une RCP. En outre, cinq à dix pour cent des patients qui subissent une RCP souffrent de fibrillation atriale[7][8][9][10]. Bien que les anticoagulants oraux et le double traitement antiplaquettaire contribuent à réduire le risque d’accident vasculaire cérébral et d’événements ischémiques récurrents, l’association entraîne un risque accru de saignement. Des recherches supplémentaires ont donc été nécessaires pour contribuer à clarifier les schémas antithrombotiques disponibles pour ces patients à risque accru.
La fibrillation atriale non valvulaire (FAVN) désigne les cas où la FA survient en l’absence de valvulopathie mitrale rhumatismale, de valve cardiaque prothétique ou de réparation valvulaire mitrale. On estime que 6,4 millions de personnes aux États-Unis (en 2014) et plus de six millions en Europe (en 2010) étaient atteintes de FA. Le risque de FA au cours de la vie est estimé à environ 25 % chez les personnes de 40 ans et plus. Un des principaux soucis médicaux pour les personnes atteintes de FA est le risque accru d’AVC, qui est cinq fois plus élevé chez les personnes atteintes de FA que chez celles qui ne le sont pas. Les AVC liés à la FA ont, en outre, tendance à être plus graves que les autres, avec un taux de mortalité associé de 24 % sur 30 jours et une probabilité de 50 % de décès dans l’année.
À propos du syndrome coronarien aigu
Le syndrome coronarien aigu (SCA) décrit les situations dans lesquelles le sang qui irrigue le muscle cardiaque est soudainement bloqué. Il comprend l’infarctus du myocarde (IM), également appelé crise cardiaque, et l’angine instable (douleur thoracique soudaine et intense qui survient généralement quand une personne est au repos). On estime à 1,4 million le nombre de personnes atteintes de SCA aux États-Unis et à 1,38 million en Europe. Le SCA est une sous-catégorie de la coronaropathie, le type le plus courant de maladie cardiovasculaire. Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la coronaropathie a causé, à elle seule, 7,4 millions de décès en 2012.
À propos de la revascularisation coronarienne percutanée
La revascularisation coronarienne percutanée (RCP), aussi appelée angioplastie coronarienne, est une procédure utilisée pour ouvrir les artères coronaires bloquées ou rétrécies. L’angioplastie est également utilisée comme procédure d’urgence pendant une crise cardiaque. Selon les Centers for Disease Control and Prevention, quelque 500 000 RCP sont effectuées chaque année aux États-Unis seulement.
À propos d’Eliquis
Eliquis (apixaban) est un inhibiteur sélectif du facteur Xa par voie orale. En inhibant le facteur Xa, une protéine clé de la coagulation sanguine, Eliquis diminue la production de thrombine et la formation de caillots sanguins. Eliquis est approuvé pour de multiples indications aux États-Unis et en Europe d’après les données d’efficacité et d’innocuité de plusieurs essais cliniques de phase 3. Eliquis est un médicament sur ordonnance indiqué pour réduire le risque d’accident vasculaire cérébral et d’embolie systémique chez les patients atteints de fibrillation atriale non valvulaire (FANV) ; pour la prophylaxie de la thrombose veineuse profonde (TVPet de l’ embolie pulmonaire (EP), pour la prévention des évènements thrombo-emboliques chez les patients ayant subi une chirurgie de remplacement de la hanche ou du genou ; pour le traitement de la TVP et de l’EP ainsi que pour réduire le risque de récurrence de la TVP et de l’EP après un traitement initial.
[1].Lopes RD et al Antithrombotic therapy after acute coronary syndrome or PCI in atrial fibrillation. New England Journal of Medicine 2019.
[2].Alexander JH et al Apixaban avec traitement antiplaquettaire après syndrome coronarien aigu. New England Journal of Medicine. 2011;365:699-708
[3].Kaatz S., Ahmad D., Spyropoulos AC, et al Définition of cliniquement pertinent non-major bleeding in studies of anticoagulants in atrial fibrillation and veous thromboembolic disease in non-urgical patients : communication from the SSC of the ISTH. Journal of Thrombosis and Haemostasis. 2015;13(11):2119-26
[4].Peterson ED, Pokorney SD. De nouvelles options thérapeutiques ne comblent pas l'écart d'anticoagulation dans la fibrillation auriculaire. Journal of the American College of Cardiology. 2017;69(20)
[5].Les enquêteurs d'AFFIRM. Caractéristiques de base des patients atteints de fibrillation auriculaire : l'étude AFFIRM. American Heart Journal. 2002 ; 143 : 991-1001
[6].Capodanno, D., Angiolillo, DJ. Prise en charge de l'antiplaquettaire et de l'anticoagulothérapie chez les patients atteints de fibrillation auriculaire dans le cadre de syndromes coronariens aigus ou d'interventions coronariennes percutanées. Circulation : Interventions cardiovasculaires. 2014;7:133-124
[7].Rubboli A, Colletta, M, Herzfeld J, et al. Periprocedural and medium-term antithrombotic strategies in patients with an indication for long-term anticoagulation undergoing coronary angiography and intervention. Coronary Artery Disease. 2007;18:193-199
[8].Wang TY, Robinson LA, Ou FS et al. Discharge antithrombotic strategies among patients with acute coronary syndrome previously on warfarin anticoagulation: physician practice in the CRUSADE registry. American Heart Journal. 2008;155:361-8
[9].Perez-Gomez F, Alegria E, Berjon J, et al. Comparative effects of antiplatelet, anticoagulant, or combined therapy in patients with valvular and nonvalvular atrial fibrillation: a randomized multicenter study. Journal of the American College of Cardiology. 2004;44:1557-66
[10].Lip GY, Huber K, Andreotti, et al. Management of antithrombotic therapy in atrial fibrillation patients presenting with acute coronary syndrome and/or undergoing percutaneous coronary intervention/stenting. Thrombosis and Haemostasis. 2010;103:13-28